Un site WordPress accumule les plugins comme une salle de bains accumule les tubes entamés. Un formulaire essayé puis abandonné, un slider pour une promo de Noël, deux plugins de SEO parce que le premier ne semblait pas marcher… Chacun a été installé pour une bonne raison. Mais plus personne ne se souvient laquelle.
Le problème, c’est que chaque plugin est du code qui tourne sur votre serveur, ou qui y dort. Et un plugin qui dort n’est pas un plugin qui ne risque rien. Voici comment faire le tri en quatre étapes.
1. L’inventaire : savoir ce qu’on a
Ouvrez Extensions → Extensions installées et faites la liste, sur papier ou dans un tableur. Pour chaque plugin, notez trois choses : à quoi il sert (en une phrase), s’il est actif, et la date de sa dernière mise à jour par son auteur (visible en cliquant sur « Afficher les détails »).
Vous verrez vite apparaître quatre familles : les indispensables, les doublons (deux plugins qui font la même chose), les oubliés (installés pour un besoin qui n’existe plus) et les abandonnés (plus mis à jour par leur auteur depuis des années). Dans la plupart des diagnostics que nous faisons, au moins un tiers de la liste tombe dans les trois dernières catégories.
💊 Remède gratuitAllez dans Outils → Santé du site. WordPress y signale lui-même les extensions et thèmes inactifs et recommande de les supprimer. C’est un bon point de départ, validé par les créateurs de WordPress, pour vous convaincre de passer à l’action.
2. Pourquoi « désactivé » ne suffit pas
C’est l’idée reçue la plus répandue : un plugin désactivé serait inoffensif. En réalité, ses fichiers restent sur le serveur, et certains restent accessibles directement depuis Internet. Si une faille est découverte dans une version ancienne, les robots qui scannent le web la trouveront, que le plugin soit actif ou non. Et comme vous ne l’utilisez plus, vous ne pensez pas à le mettre à jour.
Même logique pour les thèmes : gardez celui que vous utilisez, plus un thème par défaut de WordPress récent (comme « Twenty Twenty-Five ») en roue de secours. Les autres peuvent partir.
« Un plugin désactivé, c’est une fenêtre fermée mais pas verrouillée. Tant qu’il est installé, il fait partie de la maison. »
3. Le tri, sans casser
Faites d’abord une sauvegarde complète, ou mieux, travaillez sur une copie de votre site. Ensuite, traitez chaque famille à sa façon.
- Les oubliés : s’ils sont déjà désactivés depuis longtemps sans que personne ne s’en plaigne, supprimez-les.
- Les doublons : gardez-en un seul par fonction. Deux plugins de cache ou deux plugins de SEO actifs en même temps se marchent dessus et peuvent ralentir ou dérégler le site.
- Les douteux : désactivez-les un par un, puis parcourez le site (accueil, formulaires, boutique). Si rien ne manque au bout d’une semaine, supprimez-les.
- Les abandonnés : sur la page d’un plugin sur wordpress.org, un bandeau prévient quand il n’a pas été testé avec les trois dernières versions majeures de WordPress, ou quand il a été fermé. Cherchez une alternative maintenue.
💊 Remède gratuitAvant de supprimer un plugin qui gère des contenus (formulaires, galeries, champs personnalisés), vérifiez s’il propose un export. Certains effacent leurs données à la désinstallation, et d’autres laissent au contraire des tables orphelines dans la base : dans les deux cas, mieux vaut savoir ce qu’on jette.
4. Garder la forme toute l’année
Une fois le ménage fait, fixez-vous une règle simple : chaque nouveau plugin doit remplacer quelque chose ou répondre à un vrai besoin, et on se demande à quoi il sert au moment de l’installer. Au passage, un site allégé est souvent un site plus rapide : moins de scripts chargés sur chaque page, moins de requêtes en base.
Pour les curieux, le plugin gratuit Query Monitor montre quels plugins consomment le plus de temps sur chaque page, et l’outil en ligne de commande WP-CLI liste les inactifs en une ligne (wp plugin list --status=inactive).
💊 Remède gratuitProgrammez un rappel dans votre agenda chaque printemps et chaque automne : quinze minutes pour relire votre liste de plugins avec la question « est-ce que je l’utilise encore ? ». Le ménage régulier évite le grand ménage.
Vous ne savez pas quel plugin fait quoi, ou vous n’osez pas toucher à ceux qui semblent tenir le site debout ? Le diagnostic gratuit comprend l’inventaire complet de vos plugins et versions, avec nos recommandations. Et si le tri révèle un gros retard de mises à jour, notre prestation Mise à jour PHP & WordPress (79 €) supprime les inactifs et remplace les abandonnés au passage.